Pour sa 20e édition, le Festival TransAmériques se recentre sur son continent

Olivier Arteau met en scène Querelle de Roberval d’après Kev Lambert / Photo Stéphane Bourgeois Créé à la fin des années 1980, d’abord biennal, le Festival Tra

Pour sa 20e édition, le Festival TransAmériques se recentre sur son continent

Olivier Arteau met en scène Querelle de Roberval d’après Kev Lambert / Photo Stéphane Bourgeois Créé à la fin des années 1980, d’abord biennal, le Festival TransAmériques (FTA) fête, du 28 mai au 10 juin, sa 20e édition. Si, bien souvent, les dates anniversaires sont l’occasion de dresser un bilan du chemin parcouru, l’institution montréalaise préfère imaginer son futur en revenant à sa mission première et en s’interrogeant sur la notion d’Amériques. La réponse pourrait sembler simple. En premier lieu, il s’agit d’un espace géographique défini, et les 25 productions à l’affiche sont le fruit de créateurs issus de ce continent, mais cette zone est aussi un lieu de réflexion singulier où se croisent différents courants de pensée propres aux Amériques et à chaque communauté qui les peuple. Reportage. L’ouverture du Festival TransAmériques (FTA) le 28 mai dernier suit cette considération identitaire aux côtés d’artistes confirmés, comme la compagnie Elevator Repair Service qui présentait Baldwin and Buckley at Cambridge (vu à Avignon en 2023), et de figures montantes, telles Mackenzy Bergile et son Autothérapie, où le chorégraphe franco haïtien « déboulonne les statues qui façonnent son imaginaire ». Le temps fort de ce début de festival revient néanmoins à Querelle de Roberval, mis en scène par le jeune directeur du Trident, Olivier Arteau, d’après le premier roman de la coqueluche littéraire québécoise Kev Lambert. Ce spectacle d’envergure, installé dans le grand théâtre Jean D…