Myriam Gourfink fait entrer la danse à l’Odéon

Myriam Gourfnik © Partrick Berger Pour la première fois de son histoire, le Théâtre national de l’Odéon ouvre ses portes à la danse et confie le Petit-Odéon à

Myriam Gourfink fait entrer la danse à l’Odéon

Myriam Gourfnik © Partrick Berger Pour la première fois de son histoire, le Théâtre national de l’Odéon ouvre ses portes à la danse et confie le Petit Odéon à Myriam Gourfink. Connue pour son travail de recherche fondé sur la cinétographie Laban, la chorégraphe présente Fondre, un triptyque intime et radical qui interroge la dramaturgie du corps dans un espace contraint. Entretien. Stéphane Capron : Le Théâtre de l’Odéon, théâtre national, s’ouvre à la danse pour la première fois de son histoire et vous confie le Petit Odéon. Vous êtes donc la première chorégraphe invitée, vous dont le travail est fondé sur la recherche. Que ressentez vous à l’idée de figurer dans la programmation d’un théâtre qui a vu la création du Mariage de Figaro de Beaumarchais ou des pièces de Beckett et de Ionesco ? Myriam Gourfink : Je suis ravie, évidemment, de jouer dans l’enceinte du Théâtre de l’Odéon. C’est un lieu mythique, un lieu classique qui, aujourd’hui, tend à ne plus l’être, grâce à la nouvelle équipe et notamment à Julien Gosselin. Ça me fait vraiment très plaisir que cette équipe essaie d’interpeller son public, de le bousculer et de l’interroger. C’est surtout ça qui m’intéresse : c’est une nouvelle équipe qui pose des questions à travers sa programmation, et qui pose aussi la question du corps, finalement, par rapport à l’invitation qui m’est faite. C’est vraiment la question du corps en mouvement, la question de la danse. Quel état des lieux peut on faire de la danse aujourd’hui ? C…