« J’allais oublier » de Sylvain Groud

photo DR De l’homo erectus à l’homme dansant La danse surgit dans le parcours de Sylvain Groud quand il a 16 ans. La danse, chez lui, est une évidence, une né

« J’allais oublier » de Sylvain Groud

photo DR De l’homo erectus à l’homme dansant La danse surgit dans le parcours de Sylvain Groud quand il a 16 ans. La danse, chez lui, est une évidence, une nécessité. Quarante ans plus tard, l’urgence de danser est intacte. D’hier à aujourd’hui, il continu d’éprouver la danse : recherche, plaisir, partage, rencontres… mais aussi endurance, adrénaline, performance, quête de l’excellence, épuisement, douleurs, blessure, soin, maîtrise de soi, de son image, être désirable… Chaque jour, l’homme dansant remet l’ouvrage sur le métier pour tenter de vérifier une équation impossible, qu’on pourrait résumer ainsi : la danse s’éprouve, mais ne se résout pas. Sylvain Groud réfléchit depuis quelques années à s’attaquer à nouveau à un solo. Lorsque Boris Charmatz lui propose de participer à l’événement 20 danseurs pour le 20e siècle, la commande est simple : venir témoigner et incarner une danse traversé avant 2000. Vient alors le souvenir de l’apprentissage de Larmes Blanches d’Angelin Preljocaj qui le connecte à la force d’une mémoire de corps. Sans répétition, Sylvain Groud réalise que, 25 ans après, la mémoire est vive, les mouvement, les partitions chères au chorégraphe sont là, bien présents à l’esprit ; et avec, les détails physiques, émotionnels, habités de saveurs enfouies. C’est boulversant. De cette manière, nait l’expérience jubilatoire d’un solo à rendre palpable le re surgissement de la mémoire physique et émotionnelle. De ce processus, Sylvain Groud mesure le plaisir de la…